Donald Oliver

Éthiopie, 1962

Par Kate Wilson

Un dessin au fusain d’un jeune garçon et d’une jeune fille est accroché au mur de la résidence du sénateur Donald Oliver, en Nouvelle-Écosse. Il a rencontré ces enfants à l’été 1962, en Éthiopie, où il est allé en tant que Carrefouriste. Ils lui rappellent le temps qu’il a passé là-bas.

« Je les regarde très souvent et me remémore la joie que j’ai ressentie à travailler dans la communauté et à rencontrer les Éthiopiens qui sont des gens très calmes et doux, raconte le sénateur Oliver. Ce dessin me ramène en 1962, et au changement qui s’est produit en moi et dans ma vie cet été-là, et ce à quoi j’ai consacré ma vie. »
Donald Oliver était étudiant à l’université au moment où il est allé en Éthiopie avec un groupe de jeunes Canadiens et Américans pour aider à rebâtir une communauté dévastée par la sécheresse.

« Beaucoup de personnes âgées et d’enfants étaient morts. La communauté était décimée », se rappelle-t-il.
Avant de partir pour l’Éthiopie, le sénateur Oliver s’était rendu à Washington, D.C., pour suivre une session de formation. Il a été invité à la Maison-Blanche où il a reçu un message du président américain, John F. Kennedy. Il y a aussi rencontré l’inspirant fondateur de Crossroads, James Robinson.

« James Robinson était un homme et un prédicateur noir qui comprenait la relation entre les Afro-Américains, et les Afro-Canadiens, et notre mère patrie l’Afrique, affirme le sénateur Oliver. Il a simplement dit que le temps était venu de nous tourner vers l’Afrique et d’y bâtir des ponts, car le Canada et les États-Unis comptent un grand nombre d’Africains qui sont les [descendants] des esclaves.»

« Il préconisait entre autres que nous, en Amérique du Nord, rendions à l’Afrique un peu de ce qu’elle nous avait donné. C’était, selon moi, l’essence de sa vision. »
Grâce à cette expérience, le sénateur Oliver a pu renouer avec son passé et redonner à la terre de ses ancêtres.

« Je voulais apprendre à connaître ces gens et d’où je venais, dit-il. J’ai énormément appris, et je n’ai même pas eu de choc culturel. »
L’importance de donner en contrepartie des bienfaits reçus fait partie des valeurs que le sénateur Oliver véhicule dans sa propre vie et qu’il s’efforce de transmettre aux Canadiens.

« Si nous croyons à des principes comme les droits de la personne, la diversité et l’égalité, et au fait que nous sommes tous égaux devant Dieu, déclare-t-il, nous devons agir pour éliminer les écarts entre les nantis et les démunis. »

« Il ne suffit pas de donner quelques dollars, ajoute-t-il, il faut aussi, selon moi, s’engager personnellement. »
Pour le sénateur Oliver, tous les Canadiens devraient avoir la chance de faire du volontariat outre-mer et de créer des liens pour partager et apprendre au contact d’un monde étranger au leur.

« C’est, il me semble, l’une des grandes leçons que j’ai rapidement tirées de mon expérience avec Carrefour, affirme le sénateur Oliver. Il faut aller vers les gens, se départir de son propre ego et voir le bon en toute personne. »

« Nous, Américains et Canadiens, avions plus de biens matériels que les gens que nous côtoyions en Éthiopie, mais aussi beaucoup à apprendre d’eux. Voilà l’une des grandes contributions des organisations comme Carrefour. »

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