Norine Baron

Un ami m’a convaincue d’accueillir un jeune Carrefouriste de la Gambie. C’était le premier Africain que je rencontrais dans ma vie.

Le premier Africain que j’ai rencontré dans ma vie est venu vivre chez moi. Un ami m’a convaincue d’accueillir chez nous un Carrefouriste du Sud, un jeune homme de la Gambie. Nous vivions à London, dans une collectivité anglo-saxonne totalement blanche. Nous n’avions pas grand accès à quoi que ce soit d’international et, avant la venue de notre premier Carrefouriste, je n’avais jamais rencontré d’Africain ou eu de contact avec la communauté afro-canadienne. Il a été le premier d’un éventail de Carrefouristes du programme Accueil-Canada qui ont vécu chez nous au cours des 30 dernières années.

Les gens qui rencontraient nos invités dans la ville s’exclamaient tous : « Vous devez être un Carrefouriste et habiter chez Garth et Norine! » Les Carrefouristes avaient la possibilité de rencontrer de petits groupes locaux comme l’Ontario Farmers Association et le Women’s Institute. Nous avons tous beaucoup appris à leur contact, sur leur culture et leurs façons de voir les choses.

C’est au début de la trentaine que je suis devenue bénévole pour Carrefour à titre de famille d’accueil. Mes enfants ont ainsi eu la chance de grandir aux côtés de gens de nombreux pays du monde, une expérience très enrichissante. Pour ma part, j’approfondissais avec grand plaisir mes connaissances sur les enjeux internationaux et le développement. En tant que membre de comités et du conseil d’administration, j’ai participé à des débats sur l’attitude que devrait adopter Carrefour face à des enjeux comme l’apartheid en Afrique du Sud. Ces expériences ont renforcé mon engagement envers la justice sociale et parfait mon éducation.

Nous avons noué des liens étroits avec des Carrefouristes au cours des 30 dernières années et été invités à partager de nombreux événements transformateurs dans leur vie. À plusieurs reprises, nous avons rendu visite à nos amis Carrefouristes en Afrique, en Malaisie, en Inde et aux Fidji. J’ai une filleule en Inde, la fille d’une femme que nous avons accueillie en 1982. Un couple que nous avons rencontré en tant que Carrefouristes s’est marié dans notre ferme, Kimbercote. J’ai été dame d’honneur au mariage d’un couple ghanéen dont l’époux a vécu chez nous durant son mandat de Carrefouriste au Canada. Ils ont donné à leur fils le prénom de mon mari. Ce sont des moments que nous n’oublierons jamais.

Mon expérience auprès de Carrefour s’est révélée extrêmement formatrice. Grâce à l’organisation, nous avons eu une vie riche et satisfaisante.

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