L'égalité, ça compte

PENDANT LE MOIS DE LA FILLE, NE LUI TOURNONS PAS LE DOS

Les récentes élections fédérales ont donné lieu à un nouveau Parlement qui ressemblera à peu près au précédent. Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé qu’un nouveau cabinet fédéral prêtera serment ce mois-ci et qu’il y aura un nombre égal de femmes et d’hommes ministres, ce qui est une excellente nouvelle. Le premier ministre a également déclaré que le Parlement reprendrait avec un discours du Trône et un programme politique renouvelé plus tard cet automne. Il est prévu que cette élection, malgré toute sa controverse, produira un degré de stabilité politique pendant au moins une période de temps.

De nombreuses questions nécessitent une réflexion approfondie, de la réconciliation avec les peuples autochtones à la lutte contre les changements climatiques et leur impact sur la sécurité alimentaire, en passant par l’élimination de la pauvreté et des violences basées sur le genre. Ce sont toutes des questions de droits humains. En tant qu’agence de coopération volontaire internationale, Carrefour International a l’intention d’agir, à la fois chez nous et à travers notre travail sur le terrain, en soutien à nos organisations partenaires dans le Sud.

 

UN MONDE POST-COVID DOIT DONNER LA PRIORITÉ AUX FEMMES ET AUX FILLES

Et nous devons agir. C’est un moment critique pour les femmes et les filles. Les effets de la COVID-19 continuent d’avoir un impact dévastateur sur de nombreuses personnes dans le monde, et sur les communautés vulnérables dans lesquelles nous travaillons en particulier. Considérez que plus de 60 % des habitants de l’Afrique subsaharienne ont perdu des revenus au cours des 18 derniers mois. Il est également important de se rappeler que, même si nous verrons peut-être une lumière au bout du tunnel de la pandémie ici au Canada une fois nos enfants vacciné·e·s, en Afrique subsaharienne, seulement 3 % de la population a reçu le vaccin. Les femmes, le plus souvent aidantes dans leurs familles et auprès des malades, sont doublement impactées et à la fois plus à risque de contracter la variante et de subir la perte de revenus gagnés en dehors du foyer.

Nous devons désormais porter notre attention sur nos buts tels que les objectifs de développement durable, mais avec un nouveau signal d’alarme : les Nations Unies estiment que nous avons 10 à 15 ans de retard par rapport à nos objectifs 2030. Sans un réengagement important et une augmentation correspondante du soutien aux femmes et aux filles, la violence, l’oppression et la pauvreté se développeront. L’UNICEF note qu’il y a actuellement 650 millions de femmes et de filles qui se sont mariées avant leur 18e anniversaire. On estime que ce nombre augmentera de 120 millions de filles supplémentaires d’ici 2030 si nous n’agissons pas maintenant. Les conséquences des mariages précoces et forcés sur la santé, l’éducation et le bien-être des filles et des femmes sont tragiques.

 

LE MOUVEMENT DE L’ÉGALITÉ DES GENRES COMMENCe avec vous

Ce qui m’amène à la Journée internationale des filles, le 11 octobre. Je ne peux pas imaginer une année plus dangereuse que celle-ci, où tant de risques pour l’avenir des filles se sont multipliés, de la pandémie aux changements climatiques, en passant par les abus continus de leurs droits fondamentaux. C’est là que vous entrez en jeu. Carrefour construit un mouvement pour le changement – pour mettre fin à la pauvreté et défendre l’égalité – à travers la campagne #JeSuisCarrefouriste. Je vous exhorte à rester informé·e et à rejoindre le mouvement.

Pour la 10e année, Carrefour présentera son événement phare : le Déjeuner annuel de la Journée internationale des filles, pour soutenir notre travail en faveur des droits des filles, le 7 octobre. Nous sommes ravis d’accueillir comme conférencière d’honneur l’avocate et défenseuse des femmes et des filles, Nyaradzayi Gumbonzvanda.

Quelle que soit la manière dont vous reconnaissez la Journée internationale des filles cette année, je vous exhorte à vous souvenir non seulement des défis posés et du travail qui reste à faire, mais aussi de l’espoir qui existe si nous parvenons à assurer un avenir meilleur aux femmes et aux filles dans le Sud.

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