L'égalité, ça compte

Le changement commence avec soi : mon parcours vers la coopération volontaire internationale

Je vous écris depuis la Tanzanie, où j’effectue mon 3e mandat avec Carrefour, et c’est d’ici que je vous envoie ce message simple : nous avons besoin plus que jamais de citoyen-n-es du monde prêt-e-s à faire changer les choses.

Je conseille l’organisme KWIECO (Kilimanjaro Women Information Exchange and Consultancy Organization), un partenaire de Carrefour qui œuvre à l’autonomisation des filles à risque de violence sexiste en leur enseignant leurs droits et comment les faire valoir.

DÉFENDONS LES DROITS DES FEMMES ET DES FILLES

De nombreuses femmes et filles en Tanzanie – et dans le monde – sont des survivantes de violences basées sur le genre (VBG), vivent dans la pauvreté, font face à des menaces de violence sexuelle et doivent surmonter des obstacles pour accéder à leur droit fondamental de vivre en toute sécurité. Heureusement, il existe des organisations comme KWIECO qui oeuvrent pour une éducation et une mobilisation qui changeront des vies.

Le programme d’autonomisation des filles que je soutiens sert tout d’abord à créer un espace sûr pour la jeune fille à travers un club parascolaire où elle en apprend davantage sur des sujets jusque-là tabous – pour en fin de compte lui permettre l’autonomisation et l’augmentation de ses droits, ainsi que l’accès aux ressources qui soutiennent les survivantes de violences basées sur le genre dans sa communauté. Le programme intègre l’aspect de l’alphabétisation en incorporant des livres, en swahili et en anglais, comme moyen pour les membres du club d’augmenter leur vocabulaire et leurs compétences en lecture, leur permettant ainsi d’articuler leur propre histoire et de faire valoir leur opinion.

 

C’est inspirant et j’apprends énormément de nos partenaires, dont plusieurs leçons qui pourraient aussi être appliquées au Canada. Par exemple, le programme d’autonomisation des filles et l’initiative Boys for Change, spécialement destinée à enseigner aux garçons les concepts de masculinité positive et de consentement, pourraient être reproduits dans les écoles au Canada.

Bien que je sois fière de soutenir ce programme, je suis néanmoins très déçue que la société dans laquelle nous vivons ait créé cette forte demande pour ce genre d’activité parascolaire. Dans un monde idéal, les principes de respect, d’égalité et de consentement seraient intégrés  à nos valeurs familiales et à notre programme éducatif ; il ne serait donc pas nécessaire de créer ce genre de programmes pour lutter contre les inégalités, les abus et les violences basées sur le genre.

LA COOPÉRATION VOLONTAIRE, LA RESPONSABILITÉ DE TOU-TE-S

On ne devrait pas avoir à être soi-même exposé-e aux défis auxquels font face les personnes les plus vulnérables du monde pour comprendre le besoin d’agir et les moyens pour le faire.

Avant de découvrir Carrefour, j’ai passé un peu de temps à l’étranger en tant qu’enseignante volontaire. Cet autre programme n’a pas tenu compte de l’importance fondamentale de la coopération dans les mandats de volontaires internationaux. Aucun pays ni ses citoyen-ne-s ne peuvent résoudre individuellement ces défis, et cela ne se fera pas tout seul ; nous sommes une communauté mondiale.

Les privilèges ne sont pas une bonne stratégie de volontariat ou de développement durable. Nous devons garantir la coopération.

Je veux que les droits de tou-te-s soient respectés. Je veux l’égalité, peu importe le genre. Pour y arriver, nous devons travailler ensemble à détruire les idéologies patriarcales au nom des jeunes filles et de la société dans son ensemble.

La coopération volontaire internationale est l’un des moyens les plus efficaces pour obtenir des résultats durables en faveur de l’égalité, de l’équité, de l’inclusion, de la responsabilité et de la durabilité.

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