Au carrefour
du changement

un monde,
plusieurs voix

Rapport Annuel 2025/26

10 pays
103 volontaires
70 organisations partenaires
161,008 membres de communautés
Chapitre

Chapitre 01

Notre année

Chers amis et amies de Carrefour,

Pendant une année marquée par l’incertitude mondiale, j’ai été continuellement inspirée par les progrès accomplis à l’échelle locale par les communautés auprès desquelles nous œuvrons. En Afrique subsaharienne, les femmes, les jeunes et les leaders communautaires ont fait preuve de résilience, d’innovation et de détermination remarquables pour affronter des défis complexes.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans vous, nos donateur-trice-s, volontaires, partenaires, membres du personnel et sympathisant-e-s.

Nous vous remercions pour votre confiance, votre engagement et votre conviction qu’il est possible de créer un monde plus équitable. Vos contributions aident à créer des possibilités qui permettent aux femmes et aux filles de s’épanouir et d’opérer des changements dans leurs communautés.

Que ce soit en Ouganda, au Sénégal, au Ghana ou en Côte d’Ivoire, nous avons observé des femmes et des communautés mettre de l'avant leurs propres solutions. Des agricultrices qui s’adaptent aux changements climatiques aux jeunes qui créent de nouvelles occasions économiques, en passant par les personnes qui défendent l’élargissement de l’accès à la justice pour les personnes en situation de handicap, les histoires racontées dans ce rapport célèbrent ce qui a été accompli. Cette année, nous avons lancé au Sénégal l’Initiative multisectorielle pour l’avenir de la jeunesse dans l’économie verte (IMAJE), fait progresser l’accès à des initiatives communautaires en matière de justice dans de nombreux pays et célébré l’impact durable du programme Scholars for Social Change en Ouganda. Ces histoires montrent les possibilités qui émergent lorsque les communautés unissent leurs forces pour concrétiser une vision commune.

A photo of Heather Shapter

Heather Shapter

Directrice générale
Carrefour International

Alors que nous regardons vers l’avant, nous maintenons notre engagement d’écouter, d’apprendre et de travailler auprès de nos partenaires pour soutenir les changements qu’ils créent. Ensemble, nous pouvons continuer de bâtir un monde plus égalitaire, où les communautés prospèrent et où les femmes et les filles peuvent réaliser pleinement leur potentiel.

Merci pour votre soutien continu. Nous ne pourrions vraiment pas y arriver sans vous.

A photo of Heather Shapter

Heather Shapter

Directrice générale
Carrefour International

 

À propos de Carrefour International

Carrefour International se consacre à apprendre de ses organisations partenaires et à répondre à leurs besoins et aux besoins des femmes et des filles qu’elles soutiennent. Nous orientons nos priorités en fonction des besoins exprimés et nous œuvrons en collaboration avec des organisations expérimentées en matière de droits des femmes et en égalité des genres. Nos partenariats nous permettent de comprendre l’évolution des besoins des femmes et des filles laissées pour compte, et d’y répondre. Notre approche transformatrice en matière de genre, holistique et durable en matière de développement s’appuie sur la collaboration et la consultation des participant-e-s de nos services.

Domaines d’intervention


Fin aux
violences basées
sur le genre


Leadership
des femmes


Droits et
autonomisation
des filles


Autonomisation économique
et résilience
aux changements
climatiques

« Ensemble, nous œuvrons pour un monde équitable et juste où les femmes et les filles peuvent réaliser leur vaste potentiel. »

Mission

Carrefour International œuvre pour surmonter la pauvreté et promouvoir l’égalité des genres dans dix pays : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Eswatini, Éthiopie, Ghana, Guinée, Ouganda, Sénégal, Tanzanie et Togo.

Nous contribuons à la création d’un monde équitable et durable en mobilisant et en renforçant la capacité des individus, des organisations et des communautés par le partage des connaissances, la solidarité et l’action collective.

Vision

UN SEUL MONDE sans pauvreté, égalitaire et respectueux des droits des femmes et des filles.

Valeurs

Égalité

Promouvoir le respect des droits de la personne et des libertés fondamentales pour tous et toutes – sans égard à la situation sociale, culturelle, politique ou économique.

Autonomisation

Soutenir la capacité d’agir des individus et des collectivités dans l’exercice de leur autonomie et la revendication de leurs droits.

Diversité

Prôner l’égalité et l’inclusion de tous et de toutes en s’appuyant sur la diversité des perspectives et des expériences pour s’enrichir mutuellement et faire cause commune.

De multiples voix à travers l’Afrique

Des voix locales, des progrès partagés dans 10 pays.

  1. Sénégal
  2. Guinée
  3. Côte d’Ivoire
  4. Burkina Faso
  5. Ghana
  1. Togo
  2. Ouganda
  3. Éthiopie
  4. Tanzanie
  5. Eswatini
Map of Africa with countries highlighted.

Notre impact, ensemble

  • 103

    103 volontaires

    ont mobilisé leur
    expertise pour créer
    un changement durable

  • 8,143,154 $

    ont été recueillis

    pour soutenir les
    programmes et les partenariats transformateurs

  • 70

    organisations partenaires

    ont produit un impact dans

    10

    pays
  • 56,683

    participant-e-s

    ont reçu du soutien,
    ce qui a créé un
    impact positif pour

    161,008

    membres de
    communautés
Chapitre

Chapitre 02

Événements rassembleurs

Troisième conférence annuelle des volontaires à Toronto

Voies vers l’égalité des genres : histoires vraies, avenirs partagés

Le 15 novembre 2025, Carrefour International a accueilli d’ancien-ne-s volontaires, des partenaires, des sympathisant-e-s et des membres de la population à Toronto à l’occasion de sa troisième conférence annuelle. Pendant l’événement, intitulé « Voies vers l’égalité des genres : histoires vraies, avenirs partagés », nous avons invité les participant-e-s à réfléchir à ce que représente en pratique l’équité dans le contexte du volontariat international et à la façon dont les partenariats menés à l’échelle locale continuent de façonner un développement plus inclusif et durable.

Yasser Kabulimbo, Stephanie Kumi, et Meghan Hutton
Yasser Kabulimbo, Stephanie Kumi et Meghan Hutton qui animent un atelier.

La conférence a commencé par une allocution de la directrice générale Heather Shapter et de la députée Chi Nguyen, qui ont souligné l’importance de l’action collective et du leadership communautaire pour faire avancer l’égalité des genres. Leur message a préparé le terrain pour une journée axée sur les apprentissages entre pairs et la reconnaissance du rôle que jouent les volontaires, les organismes locaux et les sympathisant-e-s pour créer un impact à long terme.

Joëlle Kabisoso, fondatrice de Sisters in Sync, a ensuite lancé aux participant-e-s le défi de mener une réflexion critique sur l’équité, le leadership et l’importance de créer des espaces où peuvent s’épanouir les femmes et les filles.

Discussions en groupe
Discussions en groupe et séance de questions

Tout au long de la journée, les volontaires qui revenaient de l’Afrique ont donné vie au thème de la conférence en racontant leur expérience personnelle et en réfléchissant aux relations établies auprès des organisations partenaires locales. Animé par Hilina Wassihun-Meseret, chargée de programme – Égalité des genres et autonomisation des femmes et des filles, le groupe composé de Derrick Owosu-Kodua, Wazi Dlamini-Kapenda et Christine-Ashley Aryee, ancien-ne-s volontaires, a exprimé des points de vue honnêtes sur les défis de la collaboration interculturelle, l’appui aux initiatives menées à l’échelle locale et la façon dont l’expérience de volontaire continue de façonner leurs vies personnelles et professionnelles longtemps après leur retour à la maison.

Les participant-e-s ont également assisté à des ateliers interactifs animés par d’ancien-ne-s volontaires, notamment sur la puissance des récits pour appuyer les plaidoyers, les conversations sur l’identité, les partenariats et la collaboration entre les cultures et l’importance de renforcer le leadership à l’échelle locale afin que les communautés puissent établir et mettre de l’avant leurs propres priorités. Dans l’ensemble, les séances ont suscité une réflexion sur la façon dont le volontariat international continue d’évoluer vers des partenariats plus réciproques et équitables.

Photo of Volunteer Recognition Awards
Derrick Owosu-Kodua qui reçoit un prix.

En plus des séances officielles, les activités de la librairie humaine et de réseautage ont créé des occasions pour les volontaires, les partenaires et les sympathisant-e-s de créer des liens en échangeant, en se racontant leurs expériences et en apprenant entre pairs dans un contexte plus personnel. Ces moments sont à l’image de la communauté de Carrefour, les relations demeurant au cœur de notre travail longtemps après la fin d’un séjour en Afrique.

La conférence a pris fin avec la remise des prix de reconnaissance des volontaires, qui célèbrent les ancien-ne-s volontaires dont l’engagement s’est poursuivi bien au-delà de leur mandat de volontariat. Les récipiendaires ont reçu cette reconnaissance pour leur contribution à l’engagement du public, aux collectes de fonds, aux plaidoyers et au leadership en matière de volontariat, incarnant les nombreuses façons dont les Carrefouristes continuent de défendre l’égalité des genres et la solidarité mondiale au sein de leurs communautés.

Vous pouvez regarder un enregistrement du panel de la conférence (en anglais) ici :

Un héritage qui rentre à la maison : vingt années à accorder la priorité aux gens

Réflexion sur ce qui perdure : entrevue avec Mamoudou Dotia, conseiller en appui à la programmation au Ghana, par Tara Scanlan

On dit qu’une relation peut se mesurer par le nombre de fois qu’on y revient. Si on la mesure ainsi, ma relation avec Carrefour International est l’une des plus durables de ma vie.

Mamoudou Dotia
Mamoudou Dotia, conseiller en appui à la programmation au Ghana

Elle a commencé en 2001, alors que l’organisme portait encore le nom Carrefour Canadien International. J’étais jeune, et le travail était nouveau pour moi. En 2002, j’ai accepté un poste de gestionnaire des ressources de volontariat dans le cadre de l’équipe des programmes de développement institutionnel de Carrefour, accueillant et intégrant individuellement les volontaires des projets Québec Sans Frontières (QSF) et Cyberjeunes. Ce travail m’a montré un aspect qui ne m’a jamais quitté depuis : l’importance du soutien humain en coopération internationale. Les compétences techniques sont importantes, mais les gens le sont encore plus.

Puis, j’ai quitté ce rôle à Carrefour. Il arrive parfois que la vie nous emporte ailleurs, vers d’autres organisations, d’autres mandats et d’autres chapitres de vie. Toutefois, je suis revenu auprès de Carrefour en 2018 avec le sentiment que tout n’était pas terminé, voire que mon travail avec l’organisme n’avait jamais vraiment pris fin. J’y ai donc travaillé en mettant à profit mes compétences en matière d’élaboration, de suivi et d’évaluation de projets jusqu’en 2020, quand une pandémie mondiale a tout changé.

Un tournant

« C’est à Carrefour International que j’ai fait mes débuts dans le domaine de la coopération internationale. Chaque étape de mon parcours m’a rappelé que la coopération ne repose pas seulement sur les projets ou les chiffres, mais d’abord et avant tout sur la dignité et la valeur des gens. »

En mars 2020, la pandémie de COVID-19 a frappé. Tous les volontaires ont été rapatriés. Pour de nombreuses organisations, il s’agissait strictement d’une question de logistique. Pour Carrefour, c’était davantage : une démonstration de ses véritables convictions. Nous avons réellement été soutenus avec soin dans une période d’énorme incertitude.

Je ne l’oublierai jamais. S’il est facile pour une organisation de s’exprimer sur ses valeurs, il est nettement plus difficile de les incarner lorsque les circonstances sont difficiles et les ressources, limitées. Carrefour a choisi la voie difficile. Pendant cette période, mon attachement s’est approfondi d’une façon que je n’aurais jamais pu prédire.

En 2025, je suis revenu à la maison, auprès de Carrefour, encore une fois. Il n’y a pas d’autre mot pour le décrire : la maison.

À quoi ressemble un travail utile

On me demande parfois ce que j’ai appris sur la valeur du développement international en plus de 20 années. Si ma réponse n’a pas beaucoup changé au fil des décennies, j’en ai une compréhension plus profonde maintenant qu’au commencement.

« Carrefour International a fait preuve d’une considération profonde en nous offrant tout le soutien nécessaire pendant une période de grande incertitude. »

La valeur du travail de développement réside dans la capacité d’écouter avant d’agir. Il s’agit de renforcer les capacités des communautés afin qu’elles puissent prendre les rênes de leur avenir et de favoriser l’autonomie, et non de créer une dépendance. Il s’agit de promouvoir l’inclusion et l’équité sans utiliser ces mots comme des slogans. Enfin, il s’agit de bâtir une confiance qui dure longtemps après la fin d’un mandat, le retour à la maison des volontaires et la rédaction d’un rapport.

Par-dessus tout, voir la croissance des organismes partenaires représente ma plus grande récompense. Après les avoir soutenus à leurs débuts et aux étapes les plus incertaines, j’aime les voir renforcer leur autonomie, améliorer leur gouvernance et avoir un impact concret dans leurs communautés au fil des ans. C’est ce qui m’incite à poursuivre ce travail.

Aux personnes qui envisagent de s’impliquer

Si vous lisez ces lignes en vous demandant si vous souhaitez devenir volontaire, faire un don ou vous impliquer d’une manière ou d’une autre, je ne vous fournirai pas inutilement un argument compliqué. Je vous dirai simplement ce qui suit : impliquez-vous auprès de Carrefour.

Vous découvrirez un organisme qui place véritablement les gens au cœur de sa mission et pour lequel il est particulièrement important de soutenir les femmes et les filles. Votre contribution aura une plus grande portée que vous le pensez. Au-delà d’une tâche technique précise, elle aura un impact durable : le renforcement des capacités des personnes et des communautés qui en ont besoin.

« Vous pouvez quitter l’Afrique, mais l’Afrique ne vous quittera jamais. »

C’est ce qu’a dit un jour une personne âgée africaine à un Carrefouriste à la fin de son mandat. J’y ai pensé souvent depuis. Il m’est peut-être arrivé de quitter Carrefour, mais Carrefour ne m’a jamais quitté.

– Témoignage de Mamoudou Dotia, conseiller en appui à la programmation au Ghana – Carrefour International

70e session de la Commission de la condition de la femme

De la pratique en communauté à une politique mondiale

L’accès à la justice ne doit pas dépendre du lieu de résidence, du revenu ou de la situation sociale d’une femme. À la 70e session de la Commission de la condition de la femme, Carrefour International a contribué à mettre de l’avant des solutions ancrées dans la communauté sur la scène internationale.

Photo of CSW Participants
Événement de l’Organisation internationale de droit du développement, organisé en partenariat avec les gouvernements des Pays-Bas et de la Suède, portant sur l’« avancement des droits économiques des femmes en droit et en pratique ». La directrice générale de FIDA Uganda y a participé à titre de conférencière.

En partenariat avec la Barbra Schlifer Commemorative Clinic (BSCC) et avec la collaboration de ses partenaires FIDA Uganda et NETRIGHT Ghana, Carrefour a organisé conjointement et pris part à des discussions sur des politiques qui mettent de l’avant des approches fondées sur la communauté et axées sur les personnes. Ces discussions portaient notamment sur le travail de volontaires juridiques communautaires en Ouganda et des systèmes de justice éclairés par les femmes au Ghana, des modèles qui élargissent les voies de la justice pour les communautés défavorisées.

La Commission a donné lieu à un résultat important, soit la reconnaissance officielle des aides juridiques et des parajuristes communautaires dans les cadres juridiques nationaux, une étape déterminante qui reflète l’approche programmatique de longue date de Carrefour. Dans l’ensemble de ses engagements, Carrefour insiste sur la nécessité de déployer des solutions globales à la violence fondée sur le genre, intégrant l’autonomisation juridique, l’inclusion économique et des stratégies de prévention fondées sur le leadership communautaire.

Comme l’a souligné Liliane Byarugaba Adriko, directrice générale de FIDA Uganda : « La justice doit aller au-delà de la criminalisation. La violence fondée sur le genre doit être traitée à la fois comme un enjeu de droits de la personne et un enjeu économique, et les gouvernements doivent reconnaître le coût financier de la violence et investir dans la mise en œuvre, et non seulement dans les lois. »

Ces discussions ont appuyé une transition des sanctions purement punitives à des systèmes de justice inclusifs et adaptés à l’échelle locale. Dans un contexte de transition des interventions à court terme vers des approches durables et axées sur la communauté, la Dre Mawulawoe Awity, de NETRIGHT, et directrice générale de NEWIG, a souligné que « l’autonomisation économique et les structures ancrées dans la communauté et dirigées par des femmes sont essentielles pour concevoir des voies d’accès à la justice axées sur les personnes survivantes, car de nombreuses personnes affrontent des obstacles comme la stigmatisation, la dépendance économique et un accès limité aux systèmes juridiques officiels ».

La participation à la conférence a permis de renforcer les partenariats et la visibilité de Carrefour à l’échelle internationale, positionnant l’organisation en tant que chef de file pour l’avancement d’approches novatrices et communautaires en matière d’égalité des genres et d’accès à la justice.

 Hilina Wassihun Meseret er Dre Mawulawoe Awity
Hilina Wassihun Meseret, représentante de Carrefour (à gauche), et Dre Mawulawoe Awity, représentante et directrice générale de NETRIGHT (à droite), à la table ronde sur l’orientation des solutions juridiques ancrées dans la communauté pour mettre fin à la violence fondée sur le genre au-delà des méthodologies punitives.
Conférencières et invitées spéciales
Conférencières et invitées spéciales à une table ronde. De gauche à droite : représentantes de Carrefour International; Barbra Schlifer Commemorative Clinic (BSCC); Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF); Marie-Gabrielle Ménard, Secrétaire parlementaire de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres du Canada; Bahai International; Réseau pour les droits des femmes au Ghana (NETRIGHT); Aura Freedom International et Bahai Canada. © Bahá’í International Community (image)

L’heure d’agir – Un mouvement de changement

Il faut unir nos forces pour créer un changement durable. Cette année, Carrefour International a uni ses forces avec celles d’autres organisations de coopération volontaires, partenaires communautaires et volontaires et avec Affaires mondiales Canada pour le lancement de L’heure d’agir, un mouvement national qui célèbre le pouvoir du volontariat, de la solidarité et de l’action collective.

Financé par le Programme de coopération volontaire d’Affaires mondiales Canada, le mouvement L’heure d’agir réunit 15 organisations canadiennes œuvrant pour souligner les nombreuses façons de créer un changement positif à l’échelle locale et internationale. Le mouvement vise à inspirer une nouvelle génération pour susciter des changements en racontant des histoires, en célébrant les contributions et en proposant des occasions de contribution.

Par son essence, le mouvement L’heure d’agir nous rappelle que chaque geste compte. Qu’il s’agisse de transmettre des compétences à des partenaires communautaires à l’étranger, de devenir volontaire près de la maison, de soutenir une cause ou de prendre des mesures pour rendre le monde plus équitable, les gestes individuels peuvent former une force collective puissante.

Par la participation de Carrefour, nous contribuons à montrer l’impact de la coopération des volontaires : des partenariats fondés sur l’apprentissage mutuel, le respect et des objectifs communs. En équipe avec nos partenaires de l’Afrique et du Canada, les volontaires contribuent à leur expertise, renforcent les initiatives locales et appuient les solutions apportées par les communautés.

Le mouvement grandit, et chacun a un rôle à jouer. Joignez-vous à des milliers de personnes qui agissent en racontant notre histoire, en découvrant des façons de s’impliquer et en inspirant les autres à contribuer à un changement positif. En agissant ensemble, nous créons un effet d’entraînement qui peut transformer des communautés et créer un avenir plus juste et durable.

Joignez-vous au mouvement. Agissez. Inspirez le changement.

Visitez le site du mouvement L’heure d’agir et découvrez comment vous pouvez y contribuer.

 

Chapitre

Chapitre 03

Les voix de nos partenaires

De son potager à un rôle de leader communautaire en Côte d’Ivoire

En 2009, quand Adagra Cécile Epse Kouamé a été contrainte de mettre fin à sa carrière d’agente de transit en raison de problèmes de santé, elle n’avait jamais imaginé que le petit potager derrière sa maison allait marquer le début d’une grande aventure.

Aujourd’hui, la mère de trois enfants défend activement l’agriculture intelligente face au climat à Kirifi, en Côte d’Ivoire. Elle cultive des okras, des aubergines et des poivrons à l’aide de méthodes biologiques, dirige par l’exemple dans sa communauté et encourage les autres femmes à adopter des pratiques agricoles qui protègent à la fois leurs familles et l’environnement.

Toutefois, l’agriculture est de plus en plus difficile.

Adagra Cécile Epse Kouamé
Adagra Cécile Epse Kouamé

« Les terres s’assèchent et l’agriculture devient plus difficile en raison des pluies insuffisantes, explique Adagra. Les changements climatiques font en sorte qu’il devient de plus en plus difficile de produire une récolte suffisante. »

Dans le cadre de l’initiative SAGA 2, Carrefour International et Génération Femme du 3ème Millénaire (GFM3), une organisation partenaire locale, ont aidé des femmes comme Adagra à renforcer leur résilience face aux changements climatiques. Les agricultrices ont pu recevoir une formation sur les pratiques agricoles durables, améliorer leur gestion organisationnelle et bénéficier de systèmes d’épargne et de crédit gérés par la communauté qui permettent aux femmes d’investir dans une agriculture intelligente face au climat.

« Aujourd’hui, ma plus grande satisfaction est de pouvoir nourrir ma famille avec des aliments sains tout en protégeant sa santé. »

Armée de nouvelles connaissances, Adagra peut maintenant rétablir la fertilité des sols à l’aide de compost naturel, diversifier ses cultures et transmettre ses apprentissages.

L’impact de l’initiative s’étend bien au-delà de leurs potagers.

Dans l’ensemble de la région Indénié-Djuablin, près de 100 femmes membres de trois associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) renforcent leur sécurité alimentaire et leurs revenus grâce à une agriculture résiliente au climat. Ensemble, elles remettent le tiers de chaque récolte à la cantine des écoles locales, veillant à ce que chaque enfant reçoive des repas nutritifs tout en bâtissant des communautés plus fortes et plus résilientes.

Photo of Appromponou Village Savings and Loan Association (AVEC)
À Appromponou, des femmes membres d’une AVEC se concentrent principalement sur la transformation du manioc, un moyen de subsistance qui renforce l’autonomisation économique à l’échelle locale.

Pour Adagra, la solution aux changements climatiques doit comprendre le leadership des femmes.

« Les femmes jouent un rôle central dans la famille, la production alimentaire et la protection de l’environnement, déclare-t-elle. Il est essentiel de les mettre à contribution afin de protéger les ressources naturelles et d’assurer un avenir meilleur aux générations à venir. »

Ce qui avait commencé par un simple potager est devenu une source de leadership, de résilience et d’inspiration. L’histoire d’Adagra montre que, lorsque les agricultrices ont accès à des connaissances, à des ressources et à du soutien, elles peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques pour leurs familles et leurs communautés.

En lire plus sur le projet SAGA

Scholars for Social Change : investir dans la prochaine génération de leaders en Ouganda

En 2023, lorsque le projet Scholars for Social Change (SSC) a été lancé en Ouganda en partenariat avec la Fondation Mastercard (FMC), son objectif était simple : aider de jeunes diplômé-e-s de talent à transformer leur parcours scolaire en carrières remarquables tout en renforçant les organisations partenaires pour le changement social à l’échelle locale. Trois années plus tard, les résultats parlent d’eux-mêmes.

Offert grâce à un partenariat entre Carrefour International et la FMC, le projet a permis de trouver à 59 récipiendaires du programme de bourses de la FMC un stage rémunéré au sein de 26 organisations en Ouganda. Les trois quarts des stagiaires étaient des femmes, auxquelles on a ajouté intentionnellement des réfugié-e-s et des personnes en situation de handicap pour veiller à offrir des possibilités à des personnes souvent exclues du marché du travail.

Toutefois, le véritable impact du programme SSC réside dans les expériences personnelles qui se cachent derrière les chiffres.

Transformation du potentiel en raison-d’être

Pour Anthony Munguriek, un stage auprès de Reach A Hand Uganda s’est avéré être l’occasion qu’il recherchait depuis longtemps.

« J’y ai reçu ce qui me manquait : une occasion d’obtenir une expérience pratique, du mentorat et des conseils professionnels ».

Tout au long du programme, Anthony a renforcé ses compétences en rédaction de propositions, en recherche de dons et en conception de projets. Il est ensuite devenu formateur en dynamique de la vie auprès de jeunes en situation de handicap et a contribué à la conception d’un jeu éducatif novateur sur la santé sexuelle et reproductive.

Pour Regina Kengonzi, le défi consistait à faire la transition entre le milieu universitaire et le monde du travail sans réseaux professionnels ni mentors.

« Je m’occupais seule de tout. Je recherchais des occasions tout en tentant de prouver ma valeur sans vraiment recevoir de soutien. »

Son stage auprès de Reach Out Mbuya lui a permis de vivre une expérience pratique dans les domaines de gestion de projets, de la mobilisation communautaire et de l’engagement des partenaires, ce qui l’a aidée à acquérir des compétences et à gagner en confiance tout en contribuant à des programmes et en soutenant des membres vulnérables de la communauté.

Renforcement des capacités individuelles et organisationnelles

Les avantages ont été bien au-delà des récipiendaires. Les organisations partenaires d’accueil ont rapporté un renforcement des systèmes internes, une augmentation des efforts de collecte de fonds et une amélioration de la prestation de leurs programmes.

« Devenir stagiaire dans le cadre du projet SSC a été un tournant pour moi. »

À WOUGNET, la stagiaire Molly Namwogerere a contribué à l’obtention de plus de 50 000 $ US en subventions par la rédaction d’une proposition fructueuse appuyant des initiatives axées sur l’inclusion numérique, la justice égalitaire entre les genres et l’autonomisation des femmes au moyen de la technologie.

Son histoire reflète l’impact à grande échelle du programme SSC : lorsque de jeunes professionnel-le-s se voient offrir des possibilités d’exercer leur leadership, des organismes et des communautés entières en bénéficient.

Un héritage durable

Alors que le projet SSC tire à sa fin, son héritage dépasse largement les stages en milieu de travail des jeunes diplômé-e-s de la FMC sélectionné-e-s. Le projet SSC a aidé à cultiver une nouvelle génération de leaders compétent-e-s, hautement éduqué-e-s et déterminé-e-s tout en renforçant les organisations partenaires qui œuvrent pour faire avancer le développement partout en Ouganda.

Près de 90 % des récipiendaires du projet SSC ont rapporté avoir acquis des compétences professionnelles, et 98 % se sentent prêt-e-s à entreprendre une carrière en développement communautaire et dans le secteur à but non lucratif. Enfin, et surtout, les récipiendaires sortent du programme avec l’expérience, les réseaux et la confiance nécessaires pour continuer à susciter des changements dans leurs communautés.

Ce qui était au départ une passerelle entre le milieu scolaire et le marché de l’emploi s’est transformé en un réseau de jeunes leaders qui possèdent les compétences nécessaires pour façonner l’avenir de l’Ouganda.

Les boursier-ère-s en Ouganda se réunissent pour une session de formation et une conférence.

Rencontrez les Carrefouristes

Écoutez directement nos volontaires! Dans ces vidéos, Jin Sub, Kathy, et Laurence réfléchissent à leurs expériences en Afrique, aux partenariats soutenus et aux liens enrichissants établis avec les communautés. Leurs histoires soulignent le pouvoir de l’apprentissage, de la collaboration et de la solidarité au-delà des frontières.

Jin Sub Byun​ (Ouganda)

​Kathy Phillips​ (Tanzanie)

​Laurence​ (Éthiopie)

 

 

Chapitre

Chapitre 04

Projets transformateurs

Projets de transformation : des investissements phares aux initiatives pilotes ciblées, ces projets montrent comment survient le changement à différentes échelles, d’une portée atteignant des dizaines de milliers de personnes à la mise à l’essai d’approches novatrices gérées par les communautés qui pourraient avoir un impact élargi.

Lancement du projet IMAJE au Sénégal

Paver la voie aux jeunes et aux femmes afin qu’ils dirigent la transition du Sénégal vers une économie verte

Dans l’est du Sénégal, des milliers de jeunes recherchent des occasions de bâtir leur avenir près de la maison. Dans le cadre de l’Initiative multisectorielle pour l’avenir de la jeunesse dans l’économie verte (IMAJE), un nouveau projet de cinq ans axé sur l’économie verte, les jeunes et les femmes peuvent obtenir les compétences, les ressources et le soutien nécessaires pour concrétiser ces occasions.

Photo of a green field
Première visite sur le terrain dans le cadre du projet.

Financé par Affaires mondiales Canada, le projet IMAJE réunit un consortium formé de trois organisations canadiennes : Carrefour International, la Fondation Paul-Gérin-Lajoie (partenaire principal) et Développement international Desjardins. En collaboration avec des partenaires sénégalais et des intervenant-e-s de la communauté, le projet aide les jeunes et les femmes à acquérir des compétences, à renforcer leurs moyens de subsistance et à jouer un rôle de premier plan dans le développement durable.

Trois voies vers un changement durable

Les jeunes du Sénégal présentent un énorme potentiel, mais un grand nombre d’entre eux, et en particulier des femmes, continuent d’affronter des obstacles à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à l’indépendance économique. Le projet IMAJE intervient en créant des occasions par l’intermédiaire de trois voies interreliées :

1. Acquisition de compétences vertes et possibilités d’emploi

Le projet IMAJE élargit l’accès à la formation technique et professionnelle, au perfectionnement professionnel et à l’acquisition de compétences qui répondent aux besoins à l’échelle locale tout en préparant les jeunes à saisir les occasions émergentes dans l’économie verte.

2. Soutien à l’entrepreneuriat durable et à la résilience économique

Le projet renforce les entreprises et les initiatives économiques menées par des femmes en améliorant l’accès à des ressources, à des réseaux et à des perspectives qui soutiennent des moyens de subsistance durables et la résilience du climat.

3. Renforcement du leadership des jeunes et des femmes

Le projet IMAJE œuvre en collaboration avec les communautés, les institutions et les intervenant-e-s à l’échelle locale afin de créer un environnement favorable où les jeunes et les femmes peuvent prendre part à la prise de décisions, faire entendre leur voix et apporter des solutions pour leurs communautés.

Investissements dans les communautés et l’avenir du Sénégal

Représentants du consortium et du gouvernement
Représentants du consortium et du gouvernement lors du lancement du programme à Tambacounda, dont la Directrice des programmes de Carrefour, Christine Messier, 2e à droite.

Le lancement officiel du projet IMAJE a permis de souligner l’expertise complémentaire des partenaires du consortium et l’engagement fort des communautés de Tambacounda et de Kédougou. Les parties intéressées ont reconnu l’initiative comme un investissement dans les gens et le potentiel futur de leurs régions, répondant à des besoins urgents d’augmentation des occasions économiques et de la résilience.

En pavant davantage de voies qui permettent aux jeunes sénégalais-e-s de bâtir leur avenir à la maison, le projet IMAJE contribue également à remédier à certains facteurs qui entraînent la migration des jeunes. Le projet soutient les jeunes et les femmes à titre d’initiateur-trice-s de changement, veillant à leur apporter les compétences, la confiance et les occasions nécessaires pour façonner un avenir plus inclusif et durable.

« La richesse du Sénégal repose sur l’un de ses plus grands atouts : sa jeunesse. Les jeunes et les femmes qui disposent des compétences, des occasions et de la confiance nécessaires pour exercer un leadership deviennent de puissant-e-s initiateur-trice-s de changement dans leurs communautés. Le projet IMAJE contribue à mettre en place les conditions pour l’épanouissement de ce leadership »

— Christine Messier, Directrice des programmes, Carrefour International
Photo of IMAJE participants

Grâce au projet IMAJE, Carrefour International et ses partenaires contribuent à bâtir un avenir dans lequel les jeunes et les femmes ne se contentent pas de participer à la transition vers l’énergie verte du Sénégal, mais en assurent la direction.

  • Durée : De 2025 à 2030
  • Lieu : Région de Tambacounda et de Kédougou, au Sénégal
  • Bailleur de fonds : Affaires mondiales Canada
  • Partenaires du consortium : Carrefour International, la Fondation Paul-Gérin-Lajoie (partenaire principal) et Développement international Desjardins
  • Nombre attendu de participant-e-s direct-e-s : Plus de 43 000 personnes, dont près de 21 500 femmes
  • Domaines d’intervention : Compétences vertes, emploi des jeunes, autonomisation économique des femmes, entrepreneuriat, résilience climatique et développement économique inclusif.

Rapprocher la justice pour les femmes en situation de handicap

Lorsque les femmes de sa communauté affrontent des difficultés, Apolot Angella est souvent la première personne vers laquelle elles se tournent. À titre de volontaire juridique communautaire, elle aide à rapprocher la justice des femmes en situation de handicap dans la région du nord de l’Ouganda.

Pour un grand nombre de femmes en situation de handicap en Ouganda, il peut être difficile d’accéder à du soutien juridique en raison des barrières physiques, de la discrimination et de services limités. Par l’entremise de son Fonds d’innovation pour l’égalité des genres, Carrefour International a établi un partenariat avec FIDA Uganda pour remédier à la situation.

Photo of Apolot Angella
Participante du projet, Apolot Angella

Dans le cadre d’un projet pilote ciblé, 20 femmes en situation de handicap ont reçu une formation pour devenir volontaires juridiques communautaires. Ces leaders de confiance à l’échelle locale fournissent des renseignements juridiques, dirigent les personnes vers les services et défendent les droits des femmes et des filles dans leurs communautés. Leur leadership contribue à élargir l’impact de l’initiative, qui atteint des centaines de personnes supplémentaires grâce aux réseaux communautaires et au soutien entre pairs.

Dans le cadre du projet, un centre d’innovation judiciaire accessible a été établi à Arua Central Police et une formation a été élaborée sur l’égalité des genres, l’inclusion des personnes en situation de handicap, les droits en vertu des lois et la défense des droits pour appuyer le travail de ces leaders. Les connaissances des participantes sont passées de 50 % à près de 86 %, ce qui leur a permis d’acquérir la confiance et les compétences pour soutenir les autres femmes dans la même situation.

Photo of JIHUB participants
Photo de groupe pendant l’un des ateliers

L’impact a été immédiat. Pendant le projet, les volontaires juridiques à l’échelle locale ont contribué à résoudre 313 cas juridiques et atteint plus de 400 membres de la communauté à l’occasion de séances de formation sur les droits en vertu de la loi et sur l’autonomisation économique.

Le projet a également eu un impact au-delà de la communauté. En effet, deux volontaires juridiques ont représenté leur communauté dans le cadre d’un dialogue national auprès de représentants de l’ONU sur les droits de la personne, défendant le droit à des systèmes de justice plus inclusifs à l’échelle de l’Ouganda.

Cette initiative illustre le pouvoir des solutions menées à l’échelle locale. En formant les femmes pour qu’elles puissent défendre la justice à l’échelle locale, le projet contribue à veiller à ce que les femmes en situation de handicap aient accès au soutien dont elles ont besoin et à ce que leurs voix soient entendues, en plus de jouer un rôle actif pour bâtir une société plus inclusive.

« Nous pouvons nous faire entendre sans y être invitées » : de jeunes femmes sourdes revendiquent leur place

Latifa, une jeune femme de Sagnarigu, dans la région du nord du Ghana, comprend les obstacles que doivent affronter les filles et les femmes en situation de surdité. Pendant de nombreuses années, la discrimination, la stigmatisation et l’inaccessibilité des services ont limité leur capacité à accéder à des informations, à prendre part à la vie publique et à exercer une influence sur les décisions qui touchent leur communauté.

« Au sein de la communauté des personnes sourdes de la région du nord, j’ai entendu énormément de discours et de commentaires négatifs à l’égard des jeunes filles et des femmes. »

Grâce à son partenariat avec le Human Rights Advocacy Centre (HRAC), Carrefour International a apporté son soutien à un projet pour remédier à la situation, veillant à ce que les jeunes femmes en situation de handicap disposent des connaissances, de la confiance et des occasions nécessaires pour devenir des citoyennes et des leaders actives.

Éliminer les obstacles à la participation

Bien que le Ghana ait pris l’engagement de protéger les droits des personnes en situation de handicap, un grand nombre de femmes en situation de surdité se heurtent encore à des défis au moment d’accéder à des services et de participer aux prises de décision dans la communauté. Le manque d’accessibilité, y compris l’absence de services d’interprétation, fait souvent en sorte que certaines personnes ne peuvent pas faire entendre leur voix.

Photo of a participant interview
Entrevue avec une participante du projet.

Les efforts déployés dans le cadre du projet visent à remédier aux obstacles en réunissant des jeunes, des formateur-trice-s, des leaders de la communauté et des décideur-se-s à l’échelle locale. Le HRAC a formé des facilitateur-trice-s, dont des interprètes en langue des signes, sur les droits de la personne, la participation civique, les principes démocratiques et la loi Affirmative Action du Ghana. Le contenu de la formation a été adapté en langue des signes, en braille et en formats simplifiés pour être accessible à tou-te-s.

Les séances de dialogue avec des chefs, des aîné-e-s et des membres de l’assemblée ont encouragé les leaders à reconnaître l’importance de l’inclusion des femmes et des jeunes en situation de surdité au sein des forums communautaires et des espaces décisionnels.

De l’exclusion au leadership

Avant le début du projet, un grand nombre d’étudiant-e-s en situation de surdité, en particulier des filles, n’avaient jamais pris part à des discussions publiques et à des décisions touchant leurs écoles et leurs communautés. Certain-e-s n’avaient jamais imaginé jouer un rôle de leadership.

Au fil des ateliers, des apprentissages entre pairs et des réseaux de jeunes, les participant-e-s ont commencé à voir l’engagement civique comme une avenue à laquelle ils-elles pourraient contribuer activement.

A photo of several dozen people
Photo de groupe des ambassadeur-drice-s Affirmative Action

« Auparavant, je croyais que le leadership était réservé aux garçons ou aux étudiant-e-s qui peuvent entendre. Maintenant, je sais que mon opinion compte et que je peux participer à la prise de décisions », a déclaré Fidals, qui a participé au programme. Le projet a également permis de changer les attitudes parmi les membres de la communauté. Les jeunes qui entendent et ceux touchés par la surdité ont commencé à s’impliquer différemment, et les leaders ont compris l’avantage de créer des espaces où chacun-e peut contribuer.

Toutefois, certains défis persistent, dont le coût des services d’interprétation et les normes de genre qui peuvent limiter la participation des filles. Toutefois, le projet a montré une leçon importante : lorsque l’on tient compte de l’accessibilité dès le départ, l’inclusion devient possible.

Pour maintenir l’élan, 20 ambassadeur-drice-s Affirmative Action ont été choisi-e-s et continuent de promouvoir la participation inclusive et de défendre les droits des groupes en situation de vulnérabilité.

Pour Latifa, ce changement signifie de créer des occasions pour la prochaine génération.

« Je veux enseigner aux jeunes filles en situation de surdité qu’elles peuvent se faire entendre, déclare-t-elle. Nous ne devrions pas attendre qu’on nous invite à le faire. Nous pouvons nous faire entendre sans y être invitées. »

Il s’agit-là de la force du développement inclusif : ouvrir la porte à la participation en plus de s’assurer que les personnes disposent des outils et de la confiance nécessaires pour diriger.

Une volontaire qui renforce l’innovation et l’inclusion

Stephanie Kumi, volontaire de Carrefour International et conseillère en appui à la programmation auprès du partenaire HRAC, a contribué à renforcer la conception et le déploiement du projet.

Elle a appuyé la création d’outils d’apprentissage accessibles, d’approches de suivi et évaluation participatifs et de mentorat pour les jeunes leaders. Elle a ainsi contribué à ce que l’inclusion soit intégrée à l’ensemble du projet, et non traitée comme un ajout, et renforcé la capacité des jeunes femmes à défendre leurs droits et à participer à la prise de décisions. Appuyées par le HRAC, les jeunes femmes comme Latifa prouvent que l’élimination des obstacles permet de faire émerger de nouveaux-elles leaders.

Bâtir la confiance dans un avenir numérique : aider les entrepreneur-e-s à adopter l’IA

Pour un grand nombre de jeunes entrepreneur-e-s en Eswatini, l’intelligence artificielle (IA) était inconnue et intimidante. Grâce à une formation pratique fournie par un volontaire de Carrefour, Bolu Michael-Biyi, expert en habiletés liées à l’IA, les participant-e-s ont découvert que l’IA pouvait devenir un outil pour gagner du temps, stimuler la créativité et renforcer leur travail.

« L’IA ne remplacera pas les humains; elle remplacera les personnes qui ne savent pas comment l’utiliser. »

En juillet 2025, l’organisation partenaire Kwahka Indvodza, un volontaire de Carrefour et le conseil municipal de Mbabane en Eswatini, ont réuni 22 jeunes entrepreneur-e-s pour une séance de formation sur l’IA axée sur l’utilisation de la technologie pour faire croître les entreprises de ces jeunes. En poursuivant sur cette lancée, Bolu Michael-Biyi a élargi la formation à des organismes à but non lucratif et à d’autres partenaires de Carrefour qui s’intéressent à l’utilisation de l’IA dans le cadre de leur travail quotidien. Plus tard au cours de l’année, plus de 20 membres du personnel du partenaire SWAGAA (eSwatini Action Group Against Abuse), de l’équipe des finances à l’équipe des communications, aux gestionnaires de programmes et à la direction, ont participé à la formation intitulée AI for Non-Profits: Practical Tools for Impact.

Photo of a volunteer Bolu Michael-Biyi
Le volontaire de Carrefour, Bolu Michael-Biyi qui anime un atelier.

L’objectif était simple : cesser de parler de l’IA en termes négatifs, et aider les gens à l’utiliser dans le cadre de leur travail quotidien. Les participant-e-s ont exploré des utilisations pratiques, de la création de matériel de marketing à la fidélisation de la clientèle, en passant par l’amélioration des rapports, des recherches et des tâches administratives. Les exercices pratiques ont marqué un tournant pour beaucoup, leur permettant de découvrir que des outils qui semblaient de prime abord complexes peuvent accélérer et simplifier les tâches du quotidien.

Pour les entrepreneur-e-s, la formation a ouvert de nouvelles voies pour améliorer leur stratégie de marque, promouvoir leurs produits et atteindre de nouveaux clients. Pour le personnel du groupe SWAGAA, la formation a mis en lumière comment l’IA peut réduire le temps consacré à des tâches répétitives et renforcer la prestation des programmes.

Une personne qui a participé à la formation a déclaré ce qui suit : « J’ai appris comment utiliser l’IA pour ébaucher plus rapidement des rapports, analyser des données avec davantage de précision et communiquer plus clairement avec les partenaires. Certaines tâches qui prenaient auparavant des heures peuvent maintenant être accomplies en une fraction du temps. »

Photo of AI training session

Au-delà des compétences acquises, le plus grand changement a été observé sur le plan de la confiance. Les participant-e-s ont terminé la formation en ayant moins de réticence à l’égard des nouvelles technologies et plus de volonté à mettre à l’essai les outils numériques dans leurs entreprises et leurs organisations.

Le rôle de Bolu Michael-Biyi à titre de volontaire de Carrefour a été déterminant dans ce changement. En rendant des concepts complexes accessibles et en établissant un lien entre les outils d’IA et les besoins réels des participant-e-s, il a contribué à transformer l’incertitude en curiosité et en gestes pratiques. L’initiative a montré que la transformation numérique n’a pas à être compliquée : elle commence avec un soutien adapté, des outils pertinents et la confiance nécessaire pour essayer quelque chose de nouveau.

 

Chapitre

Chapitre 05

Notre communauté de sympathisant-e-s

 

La Slaight Family Foundation

Carrefour International souhaite exprimer sa sincère gratitude à Slaight Family Foundation pour son généreux financement. Son soutien en temps opportun nous a permis de répondre rapidement à des besoins urgents sur le terrain, veillant à ce que les femmes et les filles en Afrique subsaharienne continuent de recevoir l’aide pour soutenir leurs besoins et initiatives, même dans les circonstances les plus difficiles. Nous exprimons notre profonde reconnaissance à la fondation pour son engagement envers notre mission.

 

Reconnaissance de nouveaux-elles donateur-trice-s

Carrefour International aimerait également souhaiter chaleureusement la bienvenue et reconnaître ses nouveaux-elles donateur-trice-s, dont la générosité contribue à élargir la portée et l’impact de son travail : Peter Gilgan Foundation, Fondation Thérèse et Guy Charron, Zoie Gardner Overseas Fund et Basilian Fathers of Toronto. Leur soutien marque le début de ce que nous espérons devenir un partenariat durable pour faire progresser les droits et la résilience des femmes et des filles en Afrique subsaharienne.

Dons planifiés

Le Cercle du don planifié UN SEUL MONDE est composé d’un groupe particulier de sympathisants et de sympathisantes qui ont choisi de faire connaître leurs valeurs fondamentales aux générations futures par le biais d’un don planifié. C’est avec gratitude que nous tenons à souligner ce groupe de Carrefouristes qui ont fait le geste de générosité et de compassion d’inclure Carrefour International dans leur testament. Ces personnes aident à réduire la pauvreté et à autonomiser des femmes et des filles pour des générations à venir.

 

Anonyme (3)

Francine Baril

Norine E. Baron

Darlene Bessey

Angèle Bouffard

Barbara Brockmann

Charles Brown

Kelly A Fitzgerald

Patsy George

Stacey Christine Hagen

Laurence Hebb

Alain Héroux

Janek Jagiellowicz

MaryAnn Jansen

Geralyn Klassen

Rick Lane

Daphne Carol Helen Loukidelis

Pauline MacDonald-Smith

Danae Mack

Jo-Ann Mackie

Dorothy McCabe

Donna McGee

Delphine Melanson

Jennifer L. Mitchell

Marli Jane Ramsey

Gwen Schauerte

La regrettée Crissy George

Agnès van't Bosch

ACTUALISÉS

Anonyme (2)

La succession d'Alvin Wall

La succession de Randy Pepper

La succession d'Alan et Corinne Lane

La succession de Phyllis Jane Bloch

Conseil d’administration, direction et patrons d’honneur

Le travail de Carrefour International est guidé avec expertise par un groupe de bénévoles accompli-e-s et diversifié-es – ainsi qu’extrêmement dévoué-e-s.

Conseil d'administration

Laura Da Re

Mariama Dramé

Roland Hung

Fabien Lanteri-Massa

Jean Olemou

Julianne Osberg

Janet Riehm

Tara Scanlan

Chelsey Smith

Vanita Varma

Humeyra A. Karsli

Tatenda Mhaka

Direction

Heather Shapter, Directrice générale

Christine Messier, Directrice des programmes

Alex Perdue, Directeur des finances

Wanjiro Ndungu, Gestionnaire principale, philanthropie et engagement du public

 

Patrons d'honneur

Audrey Marlene McLaughlin

Ann McCain Evans

Betty Plewes

J. Robert S. Prichard

Lawrence Hill

Lyse Doucet

Dr. Peter Paris

Design

Design for Good

Traduction

Altera


Nous remercions chaleureusement les bureaux régionaux et les équipes de volontaires pour leur précieuse contribution.

Nos volontaires

Les volontaires de Carrefour rendent notre mission et notre travail possible. Iels travaillent avec des organisations partenaires locales pour piloter de nouvelles approches, renforcer les capacités et notre impact commun pour un monde juste et durable en faveur des femmes, des filles et des jeunes.

 

Adjo Frederique Kanga

Afi Xolali Zotchi

Aggrey Etowp

Alina Valachi

Alpha Oumar Diallo

Amevi Corine Sodjadan

Anais Roxanne Dagrou

Andrea

Ange Bessy Yao

Arnaud Segla

Astou Ndiaye

Awa Daouda Koita

Bassirou Beye

Bien-aimee Gohi

Bocar Diacko

Brenda Okorogba

Caitlynn Lowenberg

Carolanne Tremblay

Christian Akpanya

Christine-Ashley Naaashami Aryee

Daniel Roy

Deepa Matto

Denis Boevi Lawson

Denise Tremblay

Deogratias Ahuka

Derrick Owusu-Kodua

Dirshaye Beyene

Elizabeth Abena Opoku

Eric Nadje

Ethel Muhumuza

Fredricka Agyapong

Gabriel Oluwaseun Adebayo

Georgia Alexander

Gninlnan Isaac Emmanuel Toure

Gnougouya Essossolim Assima

Hamza Qureshi

Idrissa Sougue

Ifeoluwa Ijaopo

Irene Boateng

Isimbi Nicole Dusabe

Issiatou Sawadogo

James Gates

Jason Doucet

Jehan Chaudry

Jin Byun

Jonah Zapparoli

Jonathan Chambers

Kafui Adjamagbo Johnson

Karidja Tanou

Kathleen Kelly

Kathy Phillips

Kevin Macdonald

Khadijah Suleman

Kodjovi Dodji Tokpo

Laurence Dagenais-Poulin

Leandro Lima

Liliane Gladys Byarugaba-Adriko

Lynn O'rourke

Madison Maclean

Magnim Aledi

Mah Traore

Maha Babeker

Maimouna Thera

Mame Aissatou Diop

Mamoudou Dotia Amadou

Maral Bolourian

Mariama Fall

Maricela Lozano

Marie Ndiaye

Mario Kadjaza

Marlyatou Barry

Marlyatou Dosso

Mashoud Barry

Matam Ba

Mawulawoe Adjoa Awity

Meghan Hutton

Melika Toure

Mia George

Michael Clement Cambare

Moise Tchomguia

Moufidatou Ouro-Agbandjala

Muha Masoud

Muniratu Mahama

Nabindou Traole

Najeem Ewesesan

N'deye Awa Sall

Nigatu Regassa Geda

Nosisa Penelope Ngwenyama

Nuala Lawlor

Olivia Vuguregeya

Oluwatife (Bolu) Michael-Biyi

Ousman Cisse

Palakiyem Amouzou

Ramatoulaye Diallo

Sabine Girt

Sally Salem

Samiratou Tchatchibara

Saxton Daniel

Segenet Tessema

Shadrac Aloudjo

Shams Osman

Sheliza Ramji

Stephanie Agyapong

Stephanie Kumi

Tara Brown

Toyeeb Arowona

Tsitsi Ettienne

Verensa Akouemo

Vianney Missumbi

Wazi Dlamini-Kapenda

Wilver Kongoro

Yasser Kabulimbo

Yedi Affissata Ouattara

Zahir Suleman

Nos partenaires

Ce n’est que par une coopération mutuelle et respectueuse que nous pourrons promouvoir l’égalité entre les genres. Nous collaborons avec nos partenaires en Afrique pour faire le lien entre les organisations locales et internationales, publiques et privées, afin de créer un changement durable.

 

Burkina Faso

+

Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF)

Association Songui Manégré / Aide au développement endogène (ASMADE)

Coalition Burkinabè pour les Droits de la Femme (CBDF)

Groupement d'Interêt Public - Programme National de Volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB)

Canada

+

Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

Barbra Schlifer Commemorative Clinic, Toronto

BlackNorth Initiative

Care Canada

CPA - Sans frontières, Montréal

Department of Global Development Studies - University of Toronto

Equitas – International Centre for Human Rights Education, Montreal

Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL)

Fonds afro-entrepreneurs

Fonds d’investissement pour la relève agricole

Le Fonds d'investissement solidaire du Québec (FISIQ)

SalesForce

Sayaspora

The Ontario Council for International Cooperation (OCIC) 

Université Laval

University of Toronto

Eswatini

+

Bantwana ('children' in Zulu)

boMake Rural Projects

Coordinating Assembly of Non-Governmental Organisation (CANGO)

Imbita

Kwakha Indvodza (''Building a Man'')

Swatini Action Group Against Abuse (SWAGAA)

Swaziland Fait Trade

Woman Farmer Foundation

Éthiopie

+

Children and Youth Development Organization (ECYDO)

Network of Ethiopian Women Association (NEWA)

Progynist

The Authority for Civil Society Organizations (ACSO)

Ghana

+

Action Aid Ghana

Commission on Human Rights and Administrative Justice (CHRAJ)

Developing Unity, Nurturing Knowledge (DUNK)

Human Rights Advocacy Centre (HRAC)

iSpace Ghana

Network for Women's Rights in Ghana (NETRIGHT)

Northern Sector Action on Awareness Center (NORSAAC)

Prolink

Songtaba

Women in Law and Development in Africa (WiLDAF Ghana)

Guinée

+

Association Guinéenne pour le Bien-être Familial (AGBEF)

Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD)

Club des Jeunes Filles Leaders (CJFL)

Maison de la Démocratie et des Droits de l’Homme (M2DH)

Observatoire national de protection sociale et des violences basées sur le genre (ONPS-VBG)

OSEZ INNOVER

Women in Mining (WIM)

Côte d’Ivoire

+

Association Ivoirienne pour le Bien-Etre Familial (AIBEF)

Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains (CEFCI)

GENERATION FEMME DU TROISIEME MILLENAIRE (GFM3)

LeadAfricaines

Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant

Office du service civique national (OSCN)

Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l'Enfant et de la Femme (RIDDEF)

WiLDAF Côte d'Ivoire

Sénégal

+

Association des Juristes Sénégalaises (AJS)

Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise (APROFES)

Association Sénégalaise pour le Bien Etre Familial (ASBEF)

Conseil Sénégalais des Femmes (COSEF)

Ministère de la Jeunesse

Réseau des organisations paysannes et pastorales du Sénégal (RESOPP)

UNFPA-Afrique de l'Ouest et du Centre

Union nationale des femmes coopératrices du Sénégal (UNFCS)

Tanzanie

+

Haki Zetu ("Our Rights")

Kilimanjaro Women Information Exchange and Consultancy Organization (KWIECO)

Tanzania Gender Networking Programme (TGNP)

The Network against Female Genital Mutilation (NAFGEM)

TUSONGE (“Let’s move forward together”)

Zanzibar Fighting Against Youth Challenges Org

Togo

+

Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT)

Association Togolaise pour le Bien-Etre Familial (ATBEF)

Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP)

Direction Générale Genre & Promotion de la Femme

Groupe de réflexion et d'action de Femme, Dé- mocratie et Développement (GF2D)

La Colombe

Plan international Togo

Women in Law and Development in Africa/Femmes, Droit et Développement Afrique de l'Ouest (WiLDAF-AO)

Ouganda

+

Act4Africa Uganda

Action for Development (ACFODE)

Action For Rural Women's Empowerment (ARUWE)

Advocates for Sustainable Health and Wealth in Africa (ASHWA)

Africa Community Technical Service (ACTS for Water)

AIDS Education Group for Youth (AEGY)

Alliance of Women Advocating for Change (AWAC)

Center for Domestic Violence Prevention

Community Development Shield Uganda

Eastern African Sub-Regional Support Initiative (EASSI)

International Center for Research on Women (ICRW)

National Association of Professional Environmentalists (NAPE)

National Union of Disabled Persons of Uganda (NUDIPU)

Rape Hurts Foundation

Reach a Hand Uganda

Reach Out Mbuya Community Health Initiative

Restless Development Uganda

Sexual Reproductive Health and Rights Alliance Uganda (SRHRA)

Slum Aid Project (SAP)

Strategic Initiative for Women in the Horn of Africa (SIHA)

TOUCH Ministries Uganda

Uganda Association of Women Lawyers (FIDA-Uganda)

Uganda National Women's Fish organization (UNWFO)

UGANDA WOMEN'S NETWORK (UWONET)

Women and Rural Development Network (WORUDET)

Women of Uganda Network (WOUGNET)

Young Women Christian Association (YWCA)

Nos donateurs et donatrices

Vos dons rendent notre travail possible, donnent de l’espoir, nous autonomisent et nous rendent plus forts, au même titre que nos organisations partenaires et les collectivités que nous servons. Nous vous remercions vivement de votre générosité.

 

Bailleurs de fonds gouvernementaux

+

Affaires mondiales Canada

Gouvernement du Québec

Emplois d'été Canada

Entreprises partenaires

+

Apple (Benevity)

Bank of America

Bluedrop ISM

BMO Global Asset Management

Citibank Canada

Deloitte LLP

Groupe Desjardins

Ebury Canada

Genus Capital Management Inc.

Koch Ford Lincoln

KPMG LLP

Lighthouse Professional Solutions

National Bank of Canada

Norton McMullen LLP

PBNJ Consulting Inc.

PwC LLP (Price Waterhouse)

RBC Financial Group

Salesforce

Segal GCSE LLP

The Wynford Group Inc.

TWCC

Wells Fargo Bank Commercial Banking

Whelton Hiutin LLP

YWCA Toronto

100 000 $+

+

Fondation Paul Gérin-Lajoie

Mastercard Foundation

The Slaight Family Foundation

50 000 $ - 99 999 $

+

Food and Agriculture Organization of the UN

25 000 $ - 49 999 $

+

Ptarmigan Charitable Foundation

Peter Gilgan Foundation

10 000 $ - 24 999 $

+

John G. Wonfor

McLean Smits Family Foundation

Oeuvres Régis-Vernet

Zoie Gardner Overseas Fund (ZGOF)

5 000 $ - 9 999 $

+

Anonyme

Fondation Sibylla Hesse

Fondation Thérèse et Guy Charron

Fonds Marie-François

K.M. Hunter Charitable Foundation

NAEL Family Foundation

Rosemary E. Nation

Rotary Club of Edmonton Glenora

Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, Les

Susan Green

2 500 $ - 4 999 $

+

Ev Burnett

Geralyn Klassen

Hilary Burns

Rebecca Ward

Sisters of Charity Halifax

The Basilian Fathers of Toronto

1 000 $ - 2 499 $

+

Anonyme

Beau Scott

Cassie Doyle

Charles E. Gardner

Darlene Bessey

Daryl Smith

David McOuat

David Morritt

Della Croteau

Gillian Hnatiw

Health and Family Services

Heather Shapter

Heidi Gordon

James R. Lane

Juanita R. Westmoreland-Traoré

Julie M. Mills

Kent Stewart

Kevin C. St. Michael

Kim Venu

Maison Générale des Ursulines

Marli J. Ramsey

Oblates Misionnaires de Marie Immaculée

PL Bastian

Randolph L. Naylor

Strategic Charitable Giving Foundation

Tara Scanlan

Tracy C. Brown

500 $ - 999 $

+

Aizaz Gurmani

Akilah Blackett

Anna Symon

Anne Low

Barbara Shelly

Brian Read

Carly Basch

Carmen & Frances D'Intino Charitable Trust

Catherine Mitchell

Chris Francis

Constance C. Gerwing

Danielle Dunleavy

David Zhao

Donna Heslin

Donna Lozon

Eileen Benedet

Elizabeth Klassen

Evelyn Perdue

Fondation Carmand Normand

Gail E. Robinson

Gary HJ Pluim

George Diakoloukas

Isabelle P. Johnson

Janet Riehm

Jim Beaton

Jin Byun

John Kearsey

Joyce Lundberg

Katherine Moore

Kev Lawler

Laura Da Re

Linda Walker

M.H. Thomas Family Fund

Margaret Zurbrigg

Mary McCullough

Maurice L. April

Mavis Mains

Nadiatou Fagbemi

Ray Williams

Richard Wilson

Roger Balakrishnan

Salma Lakhani

Shanan Spencer-Brown

Susan Watts

Swanzy Quarshie

The River Community Church

Tiziana Casciaro

Vera N. Radyo

Vicky Husband

Warren S. Johnson

William Wallace

Yousry Bissada

États financiers

Les états financiers audités de Carrefour International sont accessibles sur notre site Web ou sur demande.

Produits

 

Produits
 Affaires mondiales Canada (AMC) 5 804 054 $
 Contributions volontaires en nature 10 114 802 $
 Autres contributions en nature 0 $
 Dons 2 040 036 $
 Province du Québec 299 064 $
 Revenu de placements 351 011 $
 Total 18 608 967 $

Charges

 

Charges
 Programmes internationaux 6 478 570 $
 Contributions volontaires en nature 10 114 802 $
 Engagement du public 479 482 $
 Administration gouvernance et coûts indirects 1 117 765 $
 Collecte de fonds 389 643 $
 Total 18 580 262 $
2026 2025
ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE
Actif
Trésorerie et équivalents 990 126 870 209
Placements 2 512 398 2 686 054
Immobilisations 27 980 28 160
Autre 833 361 599 847
TOTAL 4 363 865 4 184 270
Passif et actif net
Passif à court terme 2 056 546 1 905 655
Actif net 2 307 319 2 278 615
ÉTAT DES RÉSULTATS
Produits
Affaires mondiales Canada (AMC) 5 804 054 5 569 471
Contributions volontaires en nature 10 114 802 7 370 861
Autres contributions en nature 0 24 448
Dons 2 040 036 2 452 989
Province du Québec 299 064 499 727
Revenus de placements 351 011 291 609
Charges
Programmes internationaux 6 478 570 6 790 071
Contributions volontaires en nature 10 114 802 7 370 861
Engagement du public 479 482 509 615
Administration gouvernance et coûts indirects 1 117 765 1 239 897
Collecte de fonds 389 643 492 083
Excédent (insuffisance) 28 705 $ -193 422 $