L'égalité, ça compte

MA VOIX, MA SANTÉ – UN PROJET PAR LES JEUNES, POUR LES JEUNES

Depuis plus de quatre ans maintenant, le projet ambitieux « DAMCAM – Ma Voix, Ma Santé » bat son plein. Son objectif est de sensibiliser et d’améliorer la santé, ainsi que les droits sexuels et reproductifs de 30 000 jeunes âgé.es de 10 à 19 ans dans la région de Kédougou, au Sénégal, qui ont un accès limité aux soins de santé et à l’éducation en raison de la pauvreté de la région. 

Le plan d’action de DAMCAM s’étend sur cinq ans, de 2019 à 2024, et est principalement financé par Affaires mondiales Canada. Le projet est mis en œuvre sur le terrain par Carrefour International et ses trois partenaires au Sénégal ; ActionAid Senegal, APROFES et CONAFE, qui ont renforcé les capacités des acteurs locaux pour garantir l’appropriation du projet par les communautés et ainsi accroître son impact auprès de la population. 

 

RENFORCER LES SERVICES DE SANTÉ ET LES CAPACITÉS 

Les objectifs établis incluent le renforcement des services en santé sexuelle et reproductive, l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des services, la réduction de la stigmatisation associée à l’utilisation de ces services par les adolescent.es, le renforcement des capacités des acteurs clés du système de santé et la participation active des élus locaux aux campagnes de sensibilisation. 

Le projet DAMCAM a connu un déploiement considérable depuis plus de trois ans, touchant un nombre croissant de jeunes grâce à diverses activités. Les laboratoires d’apprentissage mobile (LAM) sont l’une des principales innovations du projet, visant à fournir une formation de qualité aux jeunes sur la santé sexuelle et reproductive grâce à des contenus informatifs. Quinze sites de LAM ont été créés, équipés de 225 tablettes numériques et autres équipements technologiques. 

 

LA CRÉATION DE CLUBS POUR RASSEMBLER LES JEUNES 

Des livrets éducatifs ont été également distribués dans les structures de santé et les établissements scolaires sur des thèmes tels que la contraception, l’hygiène menstruelle, l’égalité des genres et la puberté. 871 adolescent.e.s ont également pu bénéficier de séances d’information avec un médiateur en milieu scolaire. De plus, le projet DAMCAM a aidé à la création de 32 Clubs de Jeunes Filles (CJF), permettant aux membres d’acquérir des connaissances clés sur la santé sexuelle et reproductive.  

Des journées de consultation gratuites sont régulièrement organisées pour répondre aux besoins sanitaires des femmes et des filles, et 37 structures de santé ont bénéficié de kits pour la santé sexuelle et reproductive pour améliorer la qualité des services fournis. En outre, en juin dernier, les trois districts de la région ont été équipés de matériel pour la gestion des déchets biomédicaux. 

Au démarrage du projet, une enquête avait révélé qu’aucune adolescente n’utilisait de méthode moderne de contraception. Mais grâce à ces actions de sensibilisation et de dotation de matériel, près de 1081 femmes dont 396 adolescentes ont eu accès à ces méthodes de contraception à travers le projet DAMCAM.   

 

DES RÉSULTATS PROBANTS ET UN AVENIR PROMETTEUR 

Ces réalisations, parmi tant d’autres, témoignent du succès du projet DAMCAM. Nous sommes fier.e.s des progrès accomplis par nos équipes administratives et de terrain, en particulier face aux défis rencontrés pendant la pandémie de COVID-19. Après trois ans d’actions, DAMCAM démontre une grande capacité d’impact et offre de belles promesses pour l’avenir. Dans les années à venir, nous continuerons à approfondir le dialogue et la réflexion sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, à susciter un débat sur les problèmes rencontrés par les adolescent.es de la région, et à poursuivre les actions qui favorisent l’autonomisation et le bien-être de la population de Kédougou. 

Merci à tous celles et ceux qui nous soutiennent, de près ou de loin. Continuons à progresser tous.tes ensemble! 

DIABOU CISSOKHO (Sage-Femme) 

La pandémie a réduit la fréquentation régulière des structures de santé. 

Le respect des gestes barrières a impacté sur les services car le nombre de patients à prendre était limité ce qui a causé des retards dans les consultations prénatales, le non-respect des Po de planifications, les accouchements à domicile plus fréquents. 


OUMOU DIALLO (Pair éducatrice)
 

Nous adolescents bénéficiaires des sensibilisations et formations avons une plus grande maitrise et commençons à sortir de l’ignorance dont nous étions victimes. Nous sommes plus enclines à venir parler de nos problèmes sexuels. Les mariages précoces ont diminué, les violences basées sur le genre également. Le taux de déscolarisation a baissé. Nous avons développé un plus grand leadership. Les sujets liés à la sexualité ne sont plus un tabou. 



 

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