L'égalité, ça compte

La Journée mondiale de lutte contre le sida et la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

La marche pour l’égalité passe par les rues et les parlements, les écoles et les lieux civiques. Elle se heurte à des obstacles dans nos lois et nos systèmes judiciaires. Et elle s’efforce de plus en plus de surmonter les injustices amplifiées par la maladie.

Comme nous l’avons appris en affrontant la pandémie de la COVID-19, les inégalités structurelles – économiques, sociales, culturelles, juridiques – peuvent, et vont continuer d’exacerber cette crise et entraver notre progrès. Nous en sommes malheureusement témoins présentement à travers la montée du conflit en Éthiopie.

Il en va de même de la maladie du VIH/sida et de l’effort pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes.

LE SIDA EST UNE QUESTION DE GENRE

Le 1er décembre prochain marque la Journée mondiale des Nations Unies contre le sida. Ce sera la 34e année que le monde reconnaîtra ce jour, s’arrêtant pour réfléchir aux millions de vies écourtées et aux impacts dévastateurs qui se répercutent encore aujourd’hui sur les familles et les communautés. Pourtant, la Journée mondiale du sida n’a pas été créée pour le deuil, mais pour l’action. Pour le changement.

Le besoin continu et urgent de mettre fin au sida est un défi que Carrefour connaît très bien. En effet, de nombreux pays dans lesquels nous travaillons sont particulièrement ravagés par le Sida et ses questions liées aux violences basées sur le genre et la pauvreté. Considérez que le taux de prévalence du VIH chez les adultes âgé·e·s de 15 à 49 ans à Eswatini reste un taux choquant de 26,8 %. En Zambie, le taux est de 11,1%. Il y a 98 000 enfants en Ouganda de moins de 14 ans qui vivent avec le VIH. Dans chacun de ces pays, le taux de prévalence du VIH chez les femmes est presque le double de celui des hommes.

Le SIDA est un problème de genre, en particulier dans les pays d’Afrique.

Les femmes et les filles – en raison du risque de violences basées sur le genre, de mariages précoces et forcés, ou d’un manque général de sensibilisation au SIDA, y compris aux risques de transmission et aux mesures de protection – courent un risque unique. À la base de ce risque se trouve l’accès minimal aux droits humains fondamentaux qui permettrait aux femmes et aux filles de mieux se protéger, et souvent leurs propres enfants, de la maladie.

le changement commence avec nous

Nous observons ceci dans notre travail depuis des décennies. C’est pourquoi nous avons collaboré avec nos organisations partenaires du Sud pour établir des programmes innovants tels que notre programme d’autonomisation des filles – et plus tard, les clubs pour les garçons – pour défier les normes sociales et culturelles et fournir des espaces sûrs pour les filles et les garçons afin de mieux comprendre les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Les clubs ont aidé davantage de jeunes femmes à échapper à un destin inutilement tragique.

Aujourd’hui, 3 000 filles participent chaque année dans 71 clubs à Eswatini, au Ghana et au Togo. Mais, comme toujours, nous avons plus à faire, pour contrer le sida et la violence à l’égard des femmes.

Le 25 novembre, le monde célébrera la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette journée marquera également le coup d’envoi des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, une campagne mondiale d’activisme populaire. La campagne annuelle se déroulera jusqu’au 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne.

Le thème des 16 jours d’activisme de cette année est « Orangez le monde : Mettez fin à la violence faite aux femmes maintenant ». Nous encourageons tous les Canadien·ne·s à participer. Chaque jour, agissez : signez une pétition, partagez une publication sur les réseaux sociaux, faites du bénévolat dans votre communauté ou plaidez auprès du gouvernement.

Sur cette note, c’est quelque chose que vous pouvez faire directement. Le 22 novembre, le Parlement canadien retournera au travail avec un nouveau ministre du Développement international, Harjit Sajjan. Nous devrions tous exhorter notre nouveau ministre et nos députés locaux à s’assurer que le Canada assume un rôle de leadership dans le monde, pour atteindre ses objectifs de développement et son engagement à mettre fin au sida et à prévenir la violence à l’égard des femmes.

Vous pouvez contacter votre député·e ici.

Au cours des prochaines semaines, faisons entendre nos voix!

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