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Un partenaire de Carrefour International met en avant l’impact de la coopération volontaire lors de la CSW de l’ONU

« Le programme de coopération volontaire a joué un rôle déterminant pour WiLDAF, car quand nous manquons d’expertise, quand nous manquons de personnel, quand nous manquons de connaissances […] nous recevons au Ghana des volontaires du Canada qui, pendant plus d’un an pour certains, aident à illuminer le visage de femmes et de jeunes filles », a confié Patricia Isabella Essel au public prenant part à la conférence organisé par l’AQOCI en marge de la 62e session de la Commission de la condition de la femme (CSW) de l’ONU « L’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural : une approche féministe ».

Patricia Isabella Essel avec l’honorable Maryam Monsef, Ministre canadienne de la Condition féminine lors de la 62ème CSW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plus de dix ans, des volontaires de Carrefour aident des femmes des régions rurales du Ghana à surmonter de nombreux défis – pauvreté, incidence élevée de violence fondée sur le genre et pratiques traditionnelles cruelles. Bien que des lois progressistes aient été adoptées au Ghana, leur mise en œuvre et leur application font souvent défaut. À ces failles du système s’ajoute la méconnaissance, chez de nombreuses femmes, de la loi et de leurs droits qui les prive de recours et de protection contre les préjudices.

Des Carrefouristes accompagnent WiLDAF dans la mise en œuvre de plusieurs programmes et la mobilisation des communautés afin de changer cette réalité. Depuis qu’il a été piloté en 2008, le programme d’accès à la justice qui aident les femmes à connaitre mieux leurs droits en formant des parajuristes volontaires sur loi pour contrer la violence familiale, les droits des femmes et les mécanismes alternatifs de résolution des différends, a aidé 53 000 personnes dans 140 communautés rurales à prendre connaissance de leurs droits et mobilisé des chefs traditionnels et religieux en tant que chefs de file de la défense des droits des femmes au sein des communautés.

Des volontaires de Carrefour aident aussi WiLDAF à implanter une initiative de surveillance des tribunaux afin de déterminer dans quelle mesure on a recours à la loi contre la violence familiale et on l’applique au sein du système judiciaire. Le Carrefouriste William Fortin fait partie des dix volontaires qui observent actuellement six différents tribunaux dans quatre régions du pays. Ils surveillent les affaires de violence fondée sur le genre et familiale. « Quand les membres de la communauté me disent que je fais du bon travail et qu’ils sont heureux que je sois ici […] parce qu’au bout du compte je change vraiment les choses », voilà l’aspect de son travail que William trouve le plus gratifiant.

Patricia a conclu sa présentation à la 62e session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU en faisant l’éloge du travail des Carrefouristes au Ghana. « Je tiens à souligner à quel point nous apprécions l’enthousiasme et l’engagement de nos volontaires. Sans leur contribution, la plupart des lacunes que nous avions poseraient toujours problème. »